Les neuf épisodes
De 1685 à aujourd’hui, dans l’ordre où les choses se sont passées. Un épisode paraît chaque mois ; le prochain est prévu pour octobre 2026.
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Épisode 1 1685-1792 16 min
Le Désert
Pendant cent deux ans, cette famille n’existe pas aux yeux de la loi. Comment laisse-t-elle quand même des traces ?
Un contrat de mariage du 19 mai 1705 est le plus vieux papier de la famille. Avant lui, rien. Pour que leurs enfants existent, ces protestants doivent passer devant le curé. Et le curé, mot après mot, finit par écrire ce qu’il n’a pas le droit d’écrire.
Porté par Pierre Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 2 1792-1888 En production · octobre 2026
Neuf enfants aux Infruits
Un hameau qui change de nom à chaque acte. Une maison qui fait neuf enfants.
Esfruits, Enfruits, Urfruits : le même lieu, trois orthographes, parfois sur la même page. Victor Auguste signe de sa main quand son fils aîné ne sait pas écrire. Entre les deux, l’école est devenue obligatoire. Au fond de la vallée, la mine de Vialas sort un quart de l’argent français.
Porté par Victor Auguste Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 3 1874-1901 Verrouillé
L’autre rive
Est-il mort à la guerre, ou vivait-il de l’autre côté de la mer ?
Jean François Bonijol quitte les Cévennes sans qu’aucun acte ne date son départ. On le retrouve à Constantine. Judith Pelleguer, sa femme, née à Vialas, l’y suit : elle mariera sa fille à Sétif par notaire, et perdra son fils à Navarin.
Porté par Judith Pelleguer
- Épisode verrouillé
Épisode 4 1894-1914 Verrouillé
Le boucher de La Vernarède
Le 25 janvier 1909, Berthe est vue vivante. Puis dix ans de recensements sans elle.
Le garçon des Infruits descend nourrir une ville de charbon : boucher à La Vernarède, puis marchand de bestiaux. Et sa femme, Berthe Pantel, s’efface des registres en pleine jeunesse.
Porté par Émile Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 5 1914-1917 Verrouillé
Quatre fiches
Trois ans devant Reims. Sur sa fiche matricule, quatre mots : « Rien à signaler ».
Quatre hommes de la famille partent, quatre fiches reviennent. Elles donnent les dates, les affectations, les blessures, et taisent tout le reste. L’épisode lit ce que l’administration a écrit, et ce qu’elle a choisi de ne pas écrire.
Porté par Alfred Albert Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 6 1918-1920 Verrouillé
Le Plessier-de-Roye
Dix-neuf ans, tombé dans le parc d’un château. Personne ne sait dire où exactement.
Émile Gaston Richard meurt le 15 août 1918, trois mois avant l’armistice. Son père reçoit cent cinquante francs et accroche une médaille sous verre. Trois ans plus tard, le recensement du Crépon ne compte plus qu’un veuf et un neveu de treize ans.
Porté par Émile Gaston Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 7 1920-1939 Verrouillé
Deux rives
Une mémoire de famille dit « transport maritime ». Les archives disent une forge. Les deux ont raison.
Albert Paul quitte les Cévennes par étapes : le P.L.M., Lyon, l’institutrice qu’il épouse. Sur l’autre rive commence la seconde lignée, les Bordage de Lormont, dont un acte de 1926 lâche un seul mot : « patron ».
Porté par Albert Paul Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 8 1939-1950 Verrouillé
Le four à pain
Où cache-t-on des armes, dans une maison cévenole ? Dans le four à pain.
L’oncle du Crépon cache les armes de son frère. À quelques vallées de là, un pasteur parent des Hortals fait sortir des juifs du camp des Milles. Deux façons de résister dans la même famille, au même moment.
Porté par Émile Richard
- Épisode verrouillé
Épisode 9 1950-2026 Verrouillé
Trois silences
Son arbre généalogique s’écarte des actes en sept endroits. Pourquoi ?
Albert Jean Richard commande l’arbre à l’abbé Roux, et c’est par cette feuille que toute cette histoire commence. L’épisode revient sur ce qu’elle dit de vrai, ce qu’elle arrange, et sur ce qu’une famille choisit de taire.
Porté par Albert Jean Richard